Endométriose

Publié le 22 janvier 2026 à 08:52

Endométriose & alimentation — l’essentiel en 10 points

L’endométriose n’est pas une maladie nouvelle.

Des descriptions compatibles existent depuis l’Antiquité.

Ce qui est nouveau, c’est sa fréquence, sa sévérité et ses formes diffuses.

L’endométriose est une maladie de terrain.

Elle est aujourd’hui reconnue comme :

inflammatoire

immunitaire

œstrogéno-dépendante

angiogénique

neuro-inflammatoire

mastocytaire

métaboliquement sensible

👉 Elle dépend fortement de l’environnement interne du corps.

L’alimentation moderne a radicalement modifié ce terrain.

En 80–120 ans sont apparus :

sucres raffinés

farines modernes

huiles riches en oméga-6

ultra-transformés

alcool régulier

perturbateurs endocriniens

déficits micronutritionnels

👉 Exactement la même chronologie que l’explosion de l’endométriose.

L’insuline est un moteur majeur sous-estimé.

Même chez des femmes minces.

L’insuline élevée :

augmente l’aromatase → ↑ œstrogènes

baisse la SHBG → ↑ œstrogènes libres

active mTOR → prolifération cellulaire

augmente l’inflammation

👉 Terrain idéal pour la survie et la croissance des lésions.

L’inflammation alimentaire nourrit directement la maladie.

Sucres, farines, oméga-6, alcool, AGE, additifs →

activation de :

NF-κB

COX-2

prostaglandines douloureuses

cytokines inflammatoires

👉 Exactement les voies actives dans l’endométriose.

Les mastocytes sont le chaînon manquant.

Les lésions d’endométriose sont infiltrées de mastocytes activés.

Ils sont déclenchés par :

histamine alimentaire

alcool

lectines

oxalates

dysbiose

endotoxines

œstrogènes eux-mêmes

👉 Boucle auto-entretenue :

alimentation → mastocytes → inflammation → douleur → angiogenèse → survie des lésions.

L’intestin contrôle une partie des œstrogènes.

Dysbiose + perméabilité intestinale →

endotoxines (LPS)

inflammation systémique

recirculation excessive des œstrogènes (œstrobolome)

👉 Plus d’œstrogènes = plus d’activation des lésions.

Les déficits micronutritionnels aggravent le terrain.

Souvent bas chez les femmes modernes :

magnésium

zinc

sélénium

vitamine D

B6

choline

glycine

👉 Indispensables pour :

détox hépatique des œstrogènes

immunité

stabilité mastocytaire

progestérone.

Pourquoi “mieux manger” ne guérit pas toujours.

Quand les lésions sont :

anciennes

vascularisées

innervées

fibrosées

autonomisées hormonalement

👉 On ne les fait pas disparaître par l’alimentation seule.

Mais on peut :

ralentir leur progression

diminuer l’inflammation

réduire la douleur

limiter les récidives

améliorer la fertilité

réduire les besoins hormonaux.

Conclusion 

L’endométriose n’est probablement pas causée uniquement par l’alimentation.

Mais elle ne peut ni devenir aussi fréquente,

ni aussi sévère,

ni aussi douloureuse

dans un terrain métaboliquement et inflammatoirement sain.