Endométriose & alimentation — l’essentiel en 10 points
L’endométriose n’est pas une maladie nouvelle.
Des descriptions compatibles existent depuis l’Antiquité.
Ce qui est nouveau, c’est sa fréquence, sa sévérité et ses formes diffuses.
L’endométriose est une maladie de terrain.
Elle est aujourd’hui reconnue comme :
inflammatoire
immunitaire
œstrogéno-dépendante
angiogénique
neuro-inflammatoire
mastocytaire
métaboliquement sensible
👉 Elle dépend fortement de l’environnement interne du corps.
L’alimentation moderne a radicalement modifié ce terrain.
En 80–120 ans sont apparus :
sucres raffinés
farines modernes
huiles riches en oméga-6
ultra-transformés
alcool régulier
perturbateurs endocriniens
déficits micronutritionnels
👉 Exactement la même chronologie que l’explosion de l’endométriose.
L’insuline est un moteur majeur sous-estimé.
Même chez des femmes minces.
L’insuline élevée :
augmente l’aromatase → ↑ œstrogènes
baisse la SHBG → ↑ œstrogènes libres
active mTOR → prolifération cellulaire
augmente l’inflammation
👉 Terrain idéal pour la survie et la croissance des lésions.
L’inflammation alimentaire nourrit directement la maladie.
Sucres, farines, oméga-6, alcool, AGE, additifs →
activation de :
NF-κB
COX-2
prostaglandines douloureuses
cytokines inflammatoires
👉 Exactement les voies actives dans l’endométriose.
Les mastocytes sont le chaînon manquant.
Les lésions d’endométriose sont infiltrées de mastocytes activés.
Ils sont déclenchés par :
histamine alimentaire
alcool
lectines
oxalates
dysbiose
endotoxines
œstrogènes eux-mêmes
👉 Boucle auto-entretenue :
alimentation → mastocytes → inflammation → douleur → angiogenèse → survie des lésions.
L’intestin contrôle une partie des œstrogènes.
Dysbiose + perméabilité intestinale →
endotoxines (LPS)
inflammation systémique
recirculation excessive des œstrogènes (œstrobolome)
👉 Plus d’œstrogènes = plus d’activation des lésions.
Les déficits micronutritionnels aggravent le terrain.
Souvent bas chez les femmes modernes :
magnésium
zinc
sélénium
vitamine D
B6
choline
glycine
👉 Indispensables pour :
détox hépatique des œstrogènes
immunité
stabilité mastocytaire
progestérone.
Pourquoi “mieux manger” ne guérit pas toujours.
Quand les lésions sont :
anciennes
vascularisées
innervées
fibrosées
autonomisées hormonalement
👉 On ne les fait pas disparaître par l’alimentation seule.
Mais on peut :
ralentir leur progression
diminuer l’inflammation
réduire la douleur
limiter les récidives
améliorer la fertilité
réduire les besoins hormonaux.
Conclusion
L’endométriose n’est probablement pas causée uniquement par l’alimentation.
Mais elle ne peut ni devenir aussi fréquente,
ni aussi sévère,
ni aussi douloureuse
dans un terrain métaboliquement et inflammatoirement sain.