Aujourd’hui, on va parler d’un sujet qui revient très souvent en consultation
et qui est source de beaucoup d’incompréhension, parfois même de culpabilité.
👉 La prise de graisse sur le ventre.
Vous mangez comme avant,
parfois même mieux qu’avant,
vous faites attention,
et pourtant… votre ventre change.
Il gonfle.
Il devient plus mou, gras
Les vêtements serrent à la taille.
Et vous vous dites :
« Je ne comprends pas… »
La bonne nouvelle, c’est que vous n’êtes pas seule.
Et surtout : ce n’est ni un manque de volonté, ni un problème de discipline.
1️⃣ CE QUE BEAUCOUP DE FEMMES OBSERVENT EN PRÉMÉNOPAUSE
En préménopause, de nombreuses femmes me décrivent exactement la même chose :
– une graisse qui s’installe au niveau du ventre, parfois rapidement
– un corps qui ne répond plus comme avant
– une sensation de gonflement permanent
– parfois un ventre inflammatoire, inconfortable
– et beaucoup de frustration
Très souvent, les règles sont encore là.
Parfois même très régulières.
👉 Et pourtant, le corps a déjà commencé à changer.
C’est important de le dire :
le corps change avant que le cycle ne change.
2️⃣ POURQUOI LA GRAISSE SE DÉPLACE VERS LE VENTRE
A. Le rôle des œstrogènes
Les œstrogènes ont un rôle fondamental dans la façon dont le corps stocke la graisse.
Avant, ils favorisaient une répartition dite “féminine” :
hanches, cuisses, fesses.
En préménopause, les œstrogènes :
– deviennent instables
– fluctuent
– puis diminuent progressivement
Le corps se réorganise alors vers une répartition plus abdominale.
👉 Ce n’est pas une erreur du corps.
C’est une adaptation hormonale.
B. L’insuline : un acteur clé souvent oublié
En préménopause, on observe très souvent une résistance à l’insuline.
Et j’insiste :
– même sans diabète
– même avec des analyses “dans les normes”
– même chez des femmes minces
Conséquences :
– le corps stocke plus facilement
– surtout au niveau abdominal
– et a plus de mal à déstocker
Le ventre devient alors une zone de stockage prioritaire.
C. Le cortisol et le stress chronique
Autre acteur majeur : le cortisol, l’hormone du stress.
À cette période de vie, beaucoup de femmes cumulent :
– charge mentale
– travail
– famille
– fatigue
– mauvais sommeil
Un cortisol chroniquement élevé favorise :
– la graisse viscérale
– l’inflammation
– un ventre “résistant” aux démarches de perte de poids
👉 Le ventre devient souvent le reflet du stress, pas des excès alimentaires.
3️⃣ POURQUOI LES RÉGIMES CLASSIQUES NE FONCTIONNENT PLUS
C’est un point très important.
En préménopause :
manger moins ne veut pas dire perdre du ventre.
Les restrictions répétées :
– augmentent le cortisol
– ralentissent le métabolisme
– aggravent la résistance à l’insuline
Résultat :
le corps se met en mode protection.
Et plus on lutte contre lui,
plus il résiste.
👉 Ce qui marchait à 30 ans ne fonctionne plus à 45.
Ce n’est pas un échec personnel.
C’est un changement physiologique.
4️⃣ CE QUI AIDE VRAIMENT À RÉDUIRE LA GRAISSE ABDOMINALE
La clé, ce n’est pas de “faire fondre le ventre”.
C’est de rééquilibrer le terrain.
– stabiliser la glycémie
– manger suffisamment de protéines
– réduire l’inflammation
– soutenir la masse musculaire
– améliorer le sommeil
– diminuer la charge de stress
Le muscle, par exemple, n’est pas là que pour l’esthétique.
C’est un organe métabolique et hormonal protecteur.
👉 On ne traite pas un ventre isolément.
On traite un système.
5️⃣ MESSAGE CLÉ
Si vous prenez du ventre en préménopause,
ce n’est :
– ni un manque de discipline
– ni une fatalité
– ni “dans votre tête”
C’est un signal que votre corps fonctionne différemment
et qu’il a besoin d’une approche adaptée à cette période de vie.