L'iode chez l'enfant
L’iode : un nutriment essentiel pour les enfants (et trop souvent oublié)
L’iode est un oligo-élément indispensable… mais aujourd’hui, une grande partie des enfants en manque, même dans les pays développés.
Or, une carence en iode pendant l’enfance impacte directement le cerveau, la croissance et l’immunité.
Voici ce que chaque parent devrait savoir 👇
1. L’iode, carburant du cerveau en développement
L’iode permet la fabrication des hormones thyroïdiennes (T3 et T4), qui dirigent :
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La maturation du cerveau
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Le développement des connexions neuronales
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La concentration et la mémoire
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La régulation de l’énergie et de la température du corps
Un enfant qui manque d’iode peut présenter :
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Difficultés de concentration
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Fatigue
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Troubles de l’apprentissage
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Développement psychomoteur ralenti
➡️ Les dix premières années de vie sont une fenêtre critique.
2. L’iode soutient la croissance
Les hormones thyroïdiennes influencent aussi :
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La croissance staturo-pondérale
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La force musculaire
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Le métabolisme général
Une carence chronique peut entraîner un ralentissement de la croissance ou une prise de poids incohérente par rapport à l’alimentation.
3. Un rôle dans l’immunité et la défense contre les infections
L’iode possède des propriétés antimicrobiennes naturelles et participe à la bonne fonction du système immunitaire.
Un apport insuffisant peut rendre l’enfant plus vulnérable aux infections ORL et respiratoires.
4. Pourquoi autant d’enfants sont carencés aujourd’hui ?
Plusieurs tendances expliquent cela :
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Baisse de la consommation de poissons et fruits de mer
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Sel de table non iodé dans beaucoup de ménages
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Diminution de l’utilisation du sel iodé dans l’industrie alimentaire
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Sols appauvris en iode → moins dans les légumes et produits laitiers
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Régimes pauvres en produits marins
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Produits végétaux riches en goitrogènes (soja, crucifères, millet…) consommés en excès
Résultat : même en Europe, plus de 40 % des enfants manquent d’iode selon l’OMS (données globales).
5. Où trouver de l’iode ?
Les meilleures sources naturelles :
⭐ Riches en iode
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Poissons de mer : cabillaud, merlan, plie, colin
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Fruits de mer : crevettes, moules, coquillages
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Algues (nori, dulse, kombu… attention aux doses !)
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Œufs
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Fromages et produits laitiers (variable selon les sols et l’alimentation animale)
⭐ Sources variables
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Sel iodé (efficace mais ne doit pas inciter à consommer plus de sel)
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Légumes cultivés près des côtes
⭐ À surveiller
Les laits végétaux, les produits ultra-transformés et les régimes très “plant-based” sont souvent quasi dépourvus d’iode.
6. De combien d’iode un enfant a-t-il besoin ?
Recommandations moyennes :
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1–3 ans : ~90 µg/j
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4–8 ans : ~120 µg/j
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9–12 ans : ~150 µg/j
Ce sont des apports raisonnables : 100 g de cabillaud couvrent largement les besoins journaliers.
7. Signes d’une possible insuffisance
Sans être diagnostique, certains symptômes doivent attirer l’attention :
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Fatigue, frilosité
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Difficultés scolaires
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Constipation
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Peau sèche
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Croissance ralentie
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Goitre (rare mais possible)
En cas de doute, un dosage de la thyroïde (TSH, T4, T3) et un échange avec le médecin peut aider a y voir clair.
Conclusion
L’iode est un petit minéral, mais un immense enjeu pour :
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le cerveau,
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la croissance,
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l’immunité de l’enfant.
Avec quelques ajustements alimentaires simples, on peut prévenir une carence qui a pourtant des conséquences durables.